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Quelle place pour la physique dans la recherche sur l'énergie nucléaire du futur ?

Dans le cadre des séminaires du département de Physique, Xavier DOLIGEZ de l'Institut de Physique Nucléaire, IN2P3, Université d'Orsay, interviendra le 17 octobre, sur "Quelle place pour la physique dans la recherche sur l'énergie nucléaire du futur ?".
Institut d'Alembert, Amphi Chemla
Ajouter à mon agenda10/17/2017 1:15pm 10/17/2017 2:30pm Quelle place pour la physique dans la recherche sur l'énergie nucléaire du futur ? Institut d'Alembert, Amphi Chemla Europe/Paris public

A première vue, la loi de transition énergétique pour la croissance verte, votée en 2014, cadre l’évolution du parc nucléaire français à moyen terme.

Il est pourtant très difficile de cerner l’esprit de cette loi sur l’évolution du nucléaire à long terme, car certaines décisions semblent contradictoires a priori. Vraisemblablement, il s’agirait de réduire notre dépendance au nucléaire sans pour autant hypothéquer les possibilités de démarrage de réacteurs de la prochaine génération si ceux-ci devaient se justifier sur le long terme. 

Cette incertitude sur l’avenir du nucléaire se retrouve au niveau international en observant les trajectoires très différentes des politiques énergétiques nationales comme, par exemple, celle de l’Allemagne qui engage une sortie définitive et celle de l’Angleterre qui vient de décider de construire deux nouveaux réacteurs.

Il parait évident que les problématiques liées aux déchets nucléaires ou aux ressources naturelles seront très différentes si la tendance au niveau mondiale est plutôt à la hausse ou à la baisse.

Modélisations et transition énergétique française

Les physiciens qui modélisent l’évolution des réacteurs sont alors capables d’évaluer les performances des différentes technologies pour recycler les déchets produits ou pour économiser les matières premières. Ces modélisations, basées sur l’analyse du comportement des neutrons pendant la réaction en chaine de fission, permettent d’étudier des scénarios de déploiement du nucléaire ou, à l’inverse, des scénarios de sortie.

Il en ressort qu’un parc optimal de réacteurs pour une décroissance lente du nucléaire peut-être obtenu avec la technologie actuelle, qui est elle-même incompatible avec un développement fort de nouveaux réacteurs. Nous comprenons alors que l’ensemble des débats qui portent sur les technologies de réacteurs du futur sont des débats spéculatifs sur l’importance du nucléaire dans le mix énergétique mondial.     

L’incertitude temporelle du déploiement des réacteurs de quatrième génération nous pousse à repenser les problématiques en développant des solutions « d’attentes » qui gardent l’ensemble des futurs ouverts (sortie ou transition vers les réacteurs de demain).